Cet automne, grâce au soutien reçu par la Mairie de Tarragone et l’URV Solidaria, le projet Création d’un réseau interrégional de périmètres agricoles dans les régions du centre et du nord du Sénégal, qui vise à promouvoir la mise en réseau dans le domaine agricole entre les communes de ces régions du Sénégal, d’où est originaire la majorité de la diaspora vivant au Camp de Tarragone et dans les Terres de l’Èbre. Un projet exécuté par l’Association pour le Développement à Diawré Kouta (APDDK) et conçu sur deux axes d’action stratégiques complémentaires qui s’appuient sur le développement communautaire (l’importance de la société civile organisée comme acteur de premier plan) et la promotion de l’économie sociale et la solidarité, c’est-à-dire la priorité à l’impact positif (création d’emplois, souveraineté alimentaire, satisfaction des besoins locaux, etc.) des activités économiques promues sur leur environnement social et naturel plutôt qu’à la maximisation des bénéfices.
Les communes qui dans cette première phase constitueront le réseau sont celles de Touba Mboul et Ndioumane (Région de Diourbel), Panal Wolof et Mbadkhoune (Kaolack) et Darou Minam 2 (Kafrine). Pour chacune d’elles, en plus des groupes de travail locaux gérés par la contrepartie, un groupe de soutien a été créé dans les communes de Cambrils, Salou, Tortosa, Montblanc et Tarragone composé de membres de la diaspora sénégalaise originaires de ces zones.
Les actions prévues à mettre en œuvre sont réparties en 3 blocs :
1) Formation dans le domaine du développement communautaire, de l’économie sociale et solidaire, ainsi que du leadership féminin.
2) Création d’un tissu social et d’une dimension organisationnelle à travers la dynamisation d’un processus participatif pour décider des actions à réaliser dans le secteur agricole, la création de petites coopératives locales, l’adhésion à une société coopérative qui les unit en réseau et la mise en place de lignes de travail conjointement, ainsi que la création de conseils municipaux qui permettent d’intégrer les conseils locaux et les services régionaux de développement rural (techniciens de l’État) dans cet espace de débat et de décision.
3) Le lancement de fermes horticoles dans les 6 communes qui font partie du réseau et l’accompagnement et le soutien des petites entreprises entrepreneuriales gérées par des femmes qui contribuent à satisfaire les besoins locaux et à améliorer la qualité de vie dans la zone d’influence du réseau. Dans les zones rurales du Sénégal, l’auto-organisation de la population en organisations locales est courante pour faciliter les actions communautaires qui améliorent leurs conditions de vie.
Les formules d’autofinancement qui encouragent l’entraide et la solidarité économique pour lancer de petites activités économiques sont également courantes. En accord avec ces traditions culturelles du Sénégal, à COOPERACIÓ ACTIVA AL CAMP DE TARRAGONA I LES TERRES DE L’EBRE nous insistons sur la mise au centre des pratiques basées sur la solidarité communautaire et sur la promotion de l’autonomie financière et de l’expansion de ce réseau coopératif, dans le but créer des emplois, lutter contre la pauvreté et contribuer à la souveraineté alimentaire des régions sénégalaises dans lesquelles nous travaillons.